Multiple champion de Suisse, champion du monde seniors en double, le pongiste Thierry Miller possède l’un des plus beaux palmarès de la spécialité en Suisse. Discret, le capitaine du Club de tennis de table de Bulle ne fanfaronne pas. Il préfère s’amuser derrière sa table.
Thierry Miller: «J’ai une famille formidable, un travail intéressant et je continue à jouer. C’est fantastique.»
Qui connaît Thierry Miller? La plupart des gens diront certainement qu’ils ont vaguement déjà eu écho de ses performances dans les journaux. Certains, plus assidus, ajouteront que c’est un bon joueur de ping-pong. Discret, le Bullois n’est pas du genre à s’afficher. Il préfère largement s’amuser avec sa petite balle et sa raquette.
Pourtant, ce chef de projet en informatique de 40 ans est l’un des meilleurs joueurs de tennis de table que le pays ait connus. Mais le Gruérien d’adoption n’a jamais voulu mettre en avant son fabuleux palmarès, l’un des plus fournis de l’histoire de ce sport en Suisse. Pilier du Club de tennis de table de Bulle et numéro un helvétique durant une vingtaine d’années, il revient tout de même sur son parcours, qui l’a amené, entre autres, à être sacré trente fois champion de Suisse en actif, à battre un champion olympique et à devenir champion du monde seniors en double.
Les débuts dans le tennis de table. «Lorsque j’ai eu 5 ans, mon père a voulu que je fasse un sport. Comme lui pratiquait le tennis de table, je me suis lancé là-dedans au hasard. A l’époque, nous habitions à Genève et les clubs étaient de qualité. Chaque soir, je m’entraînais en famille et les résultats sont venus assez rapidement. A 13 ans, j’ai été sacré champion de Suisse minimes. Un sentiment extraordinaire. Je suis ensuite parti en Allemagne après l’école obligatoire. Mon souhait était d’apprendre à parler la langue, mais également de progresser avec ma raquette, car le niveau helvétique n’était pas très élevé. Comme j’étais, à l’époque, le troisième pongiste européen de mon âge, un club germanique a accepté de m’intégrer aux entraînements de la première équipe. Je jouais deux fois par jour avec des adultes. J’ai beaucoup appris durant cette période.»...



